Un numéro très spécial !
21 mars, 2014, 13:23
Classé dans : Municipales 2014

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INTERVENTION SUR LA CULTURE – Réunion publique au théâtre le 20/03/2014
21 mars, 2014, 1:50
Classé dans : Municipales 2014

La culture pour quoi faire ?

- Epanouissement personnel, plaisir et réussite scolaire (accès à la connaissance, développement de la capacité d’imagination). Correction des inégalités d’accès à la culture.

- Développer la cohésion et la capacité d’initiative de la population. La culture favorise les rencontres et les échanges, le dialogue et l’intégration sociale.

- Notoriété de la ville, engageant des ménages (particuliers, professionnels) à venir s’y établir. Signe de dynamisme.

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1. La politique culturelle locale

Etat des lieux :

- Grande oubliée depuis des lustres à Carentan. Il n’y a pas de « politique » culturelle à Carentan car ses enjeux sont ignorés. On sert des spectacles à intervalles irréguliers pour s’acheter une vertu, mais on néglige de promouvoir et d’inciter à venir assister. On confond ici culture et communication : on a fait mais ils sont pas venus ! A quoi bon dépenser plus, entend-on ? On pourra rien nous reprocher ! Si au contraire, rien n’est fait pour lutter contre les inégalités culturelles qui sont considérables à Carentan. Des inégalités qui menacent le sort de nombreuses personnes, particulièrement celui des enfants.

La culture, vue par le petit bout de la lorgnette, c’est une distraction, souvent onéreuse, parfois même dangereuse lorsque les artistes échappent au contrôle municipal. Culture et Liberté vont de pair, ce qui n’est pas pour satisfaire tout le monde à la mairie ! Et lorsque l’artiste est trop engagé ou anticonformiste on voudrait le museler. Qu’est devenue l’œuvre dérangeante de Marion Gombault et des élèves du Lycée Sivard de Beaulieu, réalisée pour le 50ème anniversaire de la Libération ? J’ai posé la question cette année en conseil municipal, et n’ai reçu qu’un semblant de réponse embarrassé. Personne ne saurait où elle repose !

Diagnostique récent effectué par les services du Conseil général, que l’on ne peut pas taxer de parti pris, relèvent pour notre territoire les « points de vigilance » suivant :

- Manque de liens entre les établissements culturels entre eux, et avec les écoles.

- Ville en scène : une équipe isolée [il s’agit du comité culture piloté par Mme Fossard] qui a du mal à s’ouvrir aux personnes  qui  pourraient  s’impliquer  dans l’organisation (associations, office du tourisme, festival  du  théâtre amateur)  et  amplifier  les actions conduites.

- Vie culturelle locale : Des associations qui peinent à mettre en place des  manifestations conjointes  avec  les collectivités.

Ce n’est pas Carentan… en avant ! qui le constate mais les services du Conseil général (service des Relations avec les Territoires).

Et pourtant M. Lhonneur estimait encore en réunion mardi 11 mars que Mme Fossard avait fait de l’excellent travail et qu’il ne fallait pas remettre en cause son bilan ! Ils n’acceptent pas qu’on exprime une opinion différente de la leur.

 

La culture coûte trop chère ? Sauf que c’est souvent ce qui fait la notoriété d’une ville, en plus de permettre l’épanouissement personnel et le renforcement du lien social. Que serait Coutances sans Jazz sous les pommiers et sa saison culturelle ?

 

Nous n’avons pas de saison culturelle digne de ce nom : d’où l’absence de présentation d’une saison en début d’année, et l’impossibilité de mettre en place un système d’abonnement qui fidéliserait le public.

On fait au cas par cas et l’essentiel de notre « saison » est constituée de trois spectacles proposés par le CG dans le cadre de Villes en scènes, un dispositif en priorité destiné aux bourgs du département, pas aux villes ! Carentan est la seule des 12 communes de plus de 5 000 habitants présente dans le réseau Villes en scène ! Nous ne pouvons nous passer du département car nous n’avons pas l’ambition et les capacités à penser un programme culturel inédit ! Il faut une autre ambition pour Carentan.

 

Que propose Carentan… en avant ?

- Organiser une saison culturelle reconnue avec des spectacles fréquents et d’envergure régionale.

- Recruter un professionnel régisseur général (partagé avec une autre collectivité ?) qui concevrait une véritable saison culturelle et accompagnerait les actions culturelles sur la ville.

- Proposer des tarifs adaptés et un service d’abonnement aux spectacles. Cela nécessite l’établissement d’une « saison culturelle ».

- Accueillir au théâtre des artistes « en résidence longue », qui de ce fait vont inscrire leur action sur le territoire et auprès de publics variés. Auteurs, comédiens, danseurs chorégraphes, etc., permettant interaction entre les écoles et la vie culturelle locale.

- Moderniser l’équipement du théâtre et de la salle des Fêtes. Rénover l’accès au théâtre (handicapés, affichages…).

- Soutenir davantage les actions culturelles existantes (Festival du théâtre amateur en avril, Mange ta soupe ! en octobre) et concevoir un festival estival,

- Promouvoir notre offre culturelle au-delà du territoire communal et élargir considérablement notre bassin par une programmation plus remarquable et une communication de qualité.

- Vie culturelle locale : Renforcer la liaison entre les établissements scolaires et les acteurs culturels du territoire (lien entre les bibliothèques, le théâtre, le PNR à créer, les écoles, le collège, etc.)

 

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2. La médiathèque

Promise après 2008… on est en 2014 et on nous dévoile un projet pensé dans l’urgence d’une campagne électorale, pour damer le pion aux adversaires ! En attendant ce sont des fortunes qui sont mises en jeu pour un résultat trop ridicule. Le projet de médiathèque de l’équipe en place est dérisoire, inadapté aux enjeux ! Du rafistolage qui va coûter très cher, sans en faire un levier de notre développement. Dans ce domaine, depuis six ans que M. Lhonneur dirige la ville rien n’a été fait, et c’est à la veille de la campagne municipale qu’il se réveille pour vous endormir ! Il n’a d’ailleurs pas obtenu que la future médiathèque soit intercommunale dès sa conception : les Carentanais doivent financer eux-mêmes l’agrandissement (extension du rez-de-chaussée et aménagement de l’étage) et c’est seulement après que la gestion passera à la Communauté de Communes de la Baie du Cotentin !

 

Revenons au diagnostique du CG de 2013.

Offre de lecture publique sous dimensionnée et manque de moyens et d’une offre de services diversifiés. L’offre de lecture publique est nettement sousdimensionnée. Il faudrait élaborer un véritable projet d’aménagement du territoire en matière de lecture publique qui prévoie un nouvel équipement à Carentan (doté de moyens solides et offrant des services diversifiés).

Une médiathèque n’est pas qu’un lieu culturel, et cela la municipalité actuelle n’en a pas conscience. C’est un outil mais aussi une vitrine du territoire, un lieu de culture mais aussi de convivialité, d’épanouissement, c’est l’expression de l’ambition municipale pour les habitants. Aujourd’hui, une médiathèque est un pôle réunissant toutes les couches de la population. Un lieu d’échanges et de rencontres par excellence, qui soit transgénérationnel. Un espace polyvalent qui propose des services et des activités variés à toute la population.

Dans ces conditions, la médiathèque de Carentan ne peut-être aménagée à l’emplacement étriqué de l’actuelle bibliothèque. L’espace ne s’y prête pas : si l’on s’en tient au projet actuel nous aurons une plus grande bibliothèque, plus jolie et c’est tout ! Un aménagement couteux mais pas à la hauteur des enjeux pour l’avenir de Carentan. L’avenir, oui, car la médiathèque idéale doit non seulement satisfaire les habitants, tous les habitants, mais aussi séduire les candidats à l’installation sur notre territoire, particuliers et professionnels. La médiathèque que nous envisageons fera partie, avec d’autres équipements culturels, scolaires et sportifs, des atouts de notre ville et participera à son redressement démographique et économique. La construction d’une médiathèque de qualité fait partie d’un programme d’attractivité de Carentan pour développer l’activité économique et garantir à chacun le maintien des services de proximité, ce n’est pas un « coup politique ».

Un projet qui flambe de 300 000 euros à l’origine à plus d’un million d’euros aujourd’hui, est-cela une « gestion rigoureuse par la maîtrise des dépenses » ?

 

Nos ambitions :

- Faciliter l’accès à la culture des habitants et contribuer à réduire les inégalités d’accès à la culture, à la formation, et aux outils de communication numérique.

- Concevoir une médiathèque d’ambition communautaire, levier de l’attractivité de notre territoire, fierté des Carentanais.

- Créer un équipement structurant en centre-ville appelé à jouer un rôle majeur pour la revitalisation du cœur de ville.

- Construire un centre culturel qui soit espace de rencontres et d’échanges, d’ouverture, outil d’intégration sociale.

 

Notre centre culturel à l’état de projet :

- Un espace de 1000 m² situé en plein centre ville offrant tout une palette de services,

- Un lieu clair, aéré, joyeux, propice aux échanges et aux découvertes,

- Un espace facile d’accès,

- Un ensemble architectural écologique et économique.

 

- Une médiathèque réunissant bibliothèque (consultation et emprunt d’ouvrages adultes, enfance, jeunesse, presse) et cédéthèque (comprenant un fonds sonore permettant l’accès à la culture livresque des personnes illettrées, en difficulté de lecture et non ou mal voyantes), intégrant les fonds documentaires particulièrement un fonds normand, et le fonds des archives municipales de Carentan,

- Un espace petite enfance (documentation sur l’éveil, l’éducation des jeunes enfants et des albums pour tout-petits),

- Un espace café-presse,

- Un espace formation (formation et orientation professionnelle et scolaire),

- Un espace public numérique (EPN), mettant 7 postes informatiques à disposition des usagers, petits et grands,

- Un espace exposition,

- Un espace muséographique, lieu d’interprétation du passé des pays de Carentan et de Sainte-Mère-Eglise,

- Une salle d’animation de 70 places (façon auditorium) qui permette d’accueillir toutes formes d’animations : conférences, lectures, spectacles, projections…

- Des locaux socio-éducatifs, sportifs et associatifs dédiés à des activités corporelles, sportives, musicales et théâtrales.

 

Conditions :

- Un centre culturel de dimension intercommunale,

- Un accès gratuit à tous les services de la médiathèque,

- Des horaires d’ouverture plus adaptés aux usagers,

- Des animations destinées à différents publics (poursuivre dans la voie engagée par les deux seules personnes en charge de la bibliothèque),

- Organisation d’ateliers numériques pour familiariser aux technologies nouvelles,

- Un centre culturel en lien avec les autres établissements culturels, les crèches et le RAM, les écoles et autres établissements scolaires.

 

En 2013, un tel projet a coûté 2 519 000 euros à Colombelles (aire urbaine de Caen), dont 39 % de fonds propres (982 554 €).

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3. Un mot sur le tourisme

Le tourisme dans le programme de nos adversaires est réduit au « devoir de mémoire », une expression tellement galvaudée aujourd’hui.

Devoir d’histoire sans doute, c’est-à-dire de connaissance et d’interprétation de faits tragiques, mais pas de détournement de ces évènements à des fins commerciales ou d’amusement. Vers quoi dérive-t-on gaiement, cérémonies après cérémonies ? Bientôt – déjà ? – il faudra même réclamer un droit d’histoire !

Et puisqu’on se réclame en face du « devoir de mémoire », il me revient à l’esprit, en matière de « mémoire », la remarquable absence de représentants de la majorité, du maire en premier lieu, à la conférence donnée le 5 juin 2011 au théâtre de Carentan par M. Abdon, demeurant à Carentan et dernier survivant du maquis de Beaucoudray exterminé par les Allemands en juin 1944. Les résistants français ne sont-il pas dignes de l’hommage municipal ? Sans doute n’était-il pas dans l’intention de la municipalité de manquer de respect à M. Abdon, mais des considérations partisanes ont abouti à cette lamentable absence. Nous voulons en finir avec le sectarisme et le clivage politique !

Mettons aussi en valeur le patrimoine architectural de Carentan, son très riche passé, ses spécificités environnementales et culturelles. Apprenons à « vendre » notre ville et à retenir le touriste de passage. Nous avons un port très joli, établi dans un cadre remarquable, rendons lui l’intégralité de son pourtour, en supprimant l’emprise du camping sur le Haut-Dick. La mairie a renégocié un contrat avec les nouveaux gérants du camping ; que n’a-t-elle pas mis dans les clauses la restitution du Haut-Dick, cette partie étant désertée par les campeurs du fait de l’ombrage excessif ! Manque de vision !

L’office du tourisme a été déplacé – c’était une nécessité. Après avoir imaginé l’isoler sur le port, on l’a ouvert sous les arcades médiévales. Quelques semaines plus tard, la ville mettait en vente l’immeuble occupé par le secrétaire général de la mairie, juste en face la gare SNCF ! N’était-ce pas l’emplacement rêvé, sur le boulevard et si près de la gare ? C’est toujours le même procédé à Carentan, on fait au cas par cas, sans prendre de hauteur, sans recul et vision systémique.

Tirons parti de notre bonne accessibilité routière mais également ferroviaire, de notre port de plaisance et de notre environnement, de la renommée de nos produits, de la proximité de hauts-lieux touristiques (plages du débarquement, Bayeux), par la mise en valeur et une promotion d’envergure nationale (revoir cela avec Manche Tourisme).

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Conclusion :

Les services du CG constatent que la pratique culturelle est réduite localement, et une partie importante de la population n’a pas d’appétence ou s’interdit la confrontation à la culture. C’est vrai qu’aujourd’hui il faut rapprocher les Carentanais et les arts, dans toute leur diversité. C’est un défi qu’il faut vouloir relever, qu’il faut savoir relever aussi. Les inégalités culturelles sont un fléau et la démocratisation de la culture est un mythe ! Il faut retrousser ses manches et donner le goût à la culture. Cela commence à l’école, et l’aménagement du temps scolaire est une opportunité à saisir pour développer l’éducation artistique, la pratique et la lecture. Il faut encourager les familles à sortir et faciliter l’accès aux manifestations par une tarification réduite. Il faut communiquer et donner envie au public.

Il faut aussi associer le citoyen à la création, encourager les pratiques amateurs et la création des « citoyens ordinaires » (soutenir les associations et écoles, imaginer des lieux de répétition, relancer la Fête de la musique dans l’esprit d’initiative initial). Il faut envisager des opérations participatives pour encourager l’expression de la création de chacun.

La culture ce n’est pas pour faire joli. Les enjeux d’une politique culturelle ambitieuse sont considérables :

- pour l’individu, la culture participe à la construction de soi, à l’épanouissement personnel, à l’acquisition de compétences indispensables,

- pour la collectivité, la culture aide à la construction d’une identité collective et à la création du lien social. C’est la question de la raison du vivre ensemble qui est posée, dans notre époque gagnée par l’individualisme et le matérialisme. Une politique culturelle ambitieuse vise au partage de valeurs, au développement du sens de l’intérêt général, à la solidarité de proximité, au décloisonnement et au désenclavement culturel,

- pour le territoire, une politique culturelle ambitieuse c’est un gage d’attractivité. Culture et économie ne sont pas antinomique, leurs intérêts convergent quand la première est bien conduite. Un territoire dynamique, visible, prometteur en matière culturelle, séduit. Il devient terre d’accueil de particuliers, de professionnels et de leurs familles, qui en étoffant le marché local de consommation, participent au maintien de commerces et de services nécessaires à la qualité de vie de tous, anciens résidents et nouveaux. La vitalité et l’originalité culturelles font ainsi la prospérité de l’économie résidentielle, liant création culturelle et créations d’emplois de proximité.

 

Parce que l’équipe de Jean-Pierre Lhonneur, tellement conformiste et tellement satisfaite de la situation, n’a pas pris la mesure des enjeux d’une politique culturelle ambitieuse, parce que la réduction des inégalités culturelles ne la soucie pas, il faut soutenir la liste de Pascal Guilbert, la seule qui fasse d’une culture étoffée et partagée une de ses priorités, la seule qui pense que « la culture pour tous, c’est aussi la culture de tous et par tous. »[1]

Olivier Jouault


[1] Patrick Bloche, Marc Gauchée, Emmanuel Pierrat. La culture quand même ! Mille et une nuits, 2002.



Carentan… en avant : le tourisme vert
19 mars, 2014, 19:51
Classé dans : Municipales 2014

26087_20100813-Carentan-Marais HDR-09Le développement touristique est une compétence intercommunale. A côté d’un tourisme de mémoire et d’histoire  incontournable, nous croyons au développement d’un tourisme vert. Des plages de Ravenoville à Utah, des paysages du parc des marais à la baie des Veys, nous ne manquons pas d’atouts pour attirer une nouvelle clientèle  mais aussi « fixer » celle qui ne viendrait que pour les lieux de visite liés au débarquement.

Dans notre projet, nous avons proposé la création d’un salon du cheval, de la chasse, de la pêche et de la nature. Pourquoi avons-nous fait cette proposition ?

L’idée est de regrouper toutes les pratiques liées à la nature et de soutenir tous les acteurs économiques engagés sur ces créneaux.

Le cheval : élevage, équitation, concours, courses, attelage : le cheval est partout. Offrons à tous ceux qui aiment les loisirs équestres la possibilité de trouver chez nous le cadre idéal pour vivre leur passion.

La pêche et la chasse : nous avons dans ces domaines un potentiel exceptionnel à développer. Il existe des pays européens, je pense en particulier à l’Irlande, où des séjours pêche et chasse sont organisés pour le plus grand bonheur des amateurs de ces loisirs et bien évidemment pour le plus grand bonheur des acteurs économiques locaux. Pourquoi ne pourrions-nous pas offrir des prestations équivalentes chez nous ?

Les « pratiques natures » : de la mer au Parc en passant par la baie des Veys, notre territoire offre une gamme quasi infinie de pratiques natures : bicyclette, randonnées pédestres, découverte des marais, voile, photos, mer, gastronomie…

Vous l’aurez compris. Nous souhaitons la création d’un « salon de la nature » pour encourager toutes les initiatives  dans ce domaine, les soutenir, partager et faire découvrir notre territoire et ainsi développer l’économie touristique créatrice d’emplois non dé localisables.

Vivre et travailler au pays est un objectif parmi d’autres de « Carentan… en avant ! ».

 Hervé HOUEL



HISTOIRE de municipales (9) : L’après Landry (2008)
19 mars, 2014, 19:47
Classé dans : Non classé

Pas d’élection municipale en 2007, le mandat des maires est prolongé d’un an en raison de l’élection présidentielle et des élections législatives, ce qui laisse plus de temps aux successeurs de Jean-François Landry pour préparer leur campagne.

Une campagne plus animée que les précédentes, plus disputée. Trois postulants pour s’asseoir dans le fauteuil du maire : son dauphin désigné, Jean-Pierre Lhonneur, membre de l’UMP, le conseiller général et militant socialiste Hervé Houel qui avait quatre ans plus tôt battu Jean-François Landry aux cantonales, Nelly Ziad, candidate malheureuse aux mêmes cantonales mais décidée à conduire une liste d’ouverture, et première femme a briguer le poste de maire à Carentan

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La partie s’annonce plus difficile cette fois-ci pour l’équipe en place. Jean-Pierre Lhonneur reprenait dans sa liste « Carentan avec vous » 17 conseillers municipaux, leur ajoutant Annie-France Fossard, Brigitte Regnault, Emmanuelle Françoise, Fabienne Senepart, Jacques Miclot, Didier Renard, Mary Jane Le Danois, Sylvain Frémaux, Jean-Pierre Peralta, Jean-Pierre Lemenil.

La deuxième liste qualifiée divers droite par les observateurs mais qui s’affirme « ni gauche, ni droite, une liste locale » réunit Nelly Ziad-Lamy, Pascal Launey, Maryse Le Goff, Eric Scheffler, Françoise Lecroisey, François Quémar, Nathalie Levastre, Joël Crespeau, Hélène Louvet, Jacques Poisson, Colette Groult, David Ryckeboer, Séverine Le Guay, David Deguette, Clarisse Dumesnil, Didier Meslet, Sylvie Bertrand, Vincent Petit, Martine Rocancourt, Tony Toulorge, Fabienne Morvan, Alain Vandaël, Béatrice Degroult, Georges Cauchard, Véronique Madeleine, Sylvain Carpon, Brigitte Bodros, Richard Lacelle, Lydie Lepaysant.

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Hervé Houel conduit une liste d’ouverture soutenue par le PS et le MoDem de Carentan, « Mieux vivre à Carentan », avec Geneviève Fournel, Vincent Dubourg, Nancy Fourault, Claude Guillemette, Isabelle Basneville, Régis Tribouillard, Claudine Flaux, Olivier Jouault, Christiane Gendreau, Claude Violette, Delphine Haubois, Michel De Maeyer, Isabelle Lecherbonnier, Geoffroy De Pierrepont, Laurence Delange, Eric Baudry, Marie-Agnès Hérout, Michel Tison, Brigitte Thiébot, Bertrand Rouaze, Nathanaëlle Rémy, Abdelaziz Rezgui, Chantal Lozouet, Maxime Delauney, Guylaine Barbet, Bernard Barbey, Chantal Lavarde et Cyril Maquerel. Cette dernière liste déploya des moyens inusités jusqu’alors sur Carentan pour intéresser l’électeur à son projet : permanence place de la République, site internet, réunions publiques, soirée-débat, concert, distribution de dix tracts thématiques et d’un « quatre pages » avant le premier tour.

Si la liste Lhonneur assume l’héritage Landry et un projet « réfléchi et compatible » avec les ressources de la ville, accusant ses adversaires de « verbiages » et d’amateurisme, la liste Houel réclame une nouvelle gouvernance et revendique une « vision globale de la situation et des interactions possibles conduisant à une expansion » de la ville et de son bassin, faisant la part belle au développement durable. La liste « Energie nouvelle pour Carentan » de Nelly Ziad tente d’échapper à la dichotomie droite-gauche et s’inquiète de la pression fiscale, de la dégradation de la qualité de vie et de l’isolement de la collectivité.

2008_0001L’offre de candidats plus large que par le passé et l’intensité de la campagne font reculer l’abstentionnisme. Dès le premier tour, le 9 mars 2008, près de 71 % des électeurs se déplacent, davantage encore le dimanche suivant : 73.5 %. La liste conduite par Jean-Pierre Lhonneur arrive en tête avec 1385 voix (47,76 %), suivie de près par celle de la gauche (1154 voix, 39,79 %). La liste de Nelly Ziad ne recueille que 361 voix (12,45 %), ce qui lui permet toutefois de se maintenir au deuxième tour ; possibilité qu’elle écarta.

Le 16 mars, les électeurs doivent donc choisir entre la liste divers droite de Jean-Pierre Lhonneur et celle divers gauche d’Hervé Houel. La première l’emporte recueillant 1569 voix (51,85 %) soit 184 de plus que le 9 mars. Mais la liste d’Hervé Houel progresse davantage, de 303 voix. Au final, seulement 112 voix séparent les deux listes en compétition. La droite se maintient mais, en cette année 2008, la gauche n’a jamais été aussi à même d’administrer Carentan.

Olivier Jouault

 



Invitation
18 mars, 2014, 20:00
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Deux équipes, deux styles, deux programmes très différents
18 mars, 2014, 20:00
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Nos différences
17 mars, 2014, 19:59
Classé dans : Municipales 2014

Marquise

Le programme de M. Lhonneur est sorti ! Un inventaire à la Prévert ! On voudrait y trouver la volonté de relance économique et culturelle de Carentan. Mais faute de diagnostique objectif, de prise en compte des évolutions qui menacent notre territoire (M. Lhonneur conteste la baisse de la population totale de 352 habitants en dix ans et affirme que le chômage est faible sur notre territoire !), l’équipe sortante veut seulement poursuivre sur la même voie et n’envisage pas de réorientation.

- Pour l’économie, on n’envisage pas l’essor de l’économie dite résidentielle ou présentielle autour des commerces et services, grâce à l’installation d’une population à meilleur pouvoir d’achat dont il faudrait satisfaire les besoins. Fort de sa position sur le réseau de communication régional et de son environnement original, Carentan doit attirer davantage d’habitants « horsains ». Cela ne se décrète pas mais s’obtient au terme d’une politique volontariste, incluant

  • des équipements innovants et remarquables tels un Centre culturel étoffé,
  • une saison culturelle d’ambition régionale,
  • une offre de services élargie,
  • une communication étendue et performante.

Une approche étrangère à la liste de Jean-Pierre Lhonneur. Pourtant, selon les critères de l’INSEE, le bassin de Carentan manque d’autonomie, n’offrant pas suffisamment de services et d’emplois pour répondre à l’essentiel des besoins de ses habitants. Il n’a pas non plus cette dimension résidentielle, qui, à l’échelle de la Basse-Normandie, assure 54 % des emplois. Aujourd’hui, la proximité est au cœur de l’activité.

 

- Pour la culture – la grande absente depuis des lustres – vous remarquerez que les propositions occupent moins de place que le « Devoir de mémoire » ! La culture coûte trop chère ! Sauf que c’est souvent ce qui fait la notoriété d’une ville, en plus de permettre l’épanouissement personnel et le renforcement du lien social. Que serait Coutances sans Jazz sous les pommiers et sa saison culturelle ? Le projet de médiathèque de l’équipe en place est dérisoire, inadapté aux enjeux ! Du rafistolage qui va coûter très cher, sans en faire un levier de notre développement. Dans ce domaine, depuis six ans que M. Lhonneur dirige la ville rien n’a été fait, et c’est à la veille de la campagne municipale qu’il se réveille pour vous endormir ! Il n’a d’ailleurs pas obtenu que la future médiathèque soit intercommunale dès sa conception : les Carentanais doivent financer eux-mêmes l’agrandissement (extension du rez-de-chaussée et aménagement de l’étage) et c’est seulement après que la gestion passera à la Communauté de Communes de la Baie du Cotentin !

- Pour le tourisme, le voilà réduit au « devoir de mémoire », une expression tellement galvaudée aujourd’hui. Devoir d’histoire sans doute, c’est-à-dire de connaissance et d’interprétation de faits tragiques, mais pas de détournement de ces évènements à des fins commerciaux ou d’amusement. Vers quoi dérive-t-on gaiement, cérémonies après cérémonies ? Bientôt – déjà ? – il faudra même réclamer un droit d’histoire ! Il nous revient à l’esprit, en matière de « mémoire », la remarquable absence de représentants de la majorité, du maire en premier lieu, à la conférence donnée le 5 juin 2011 au théâtre de Carentan par M. Abdon, demeurant à Carentan et dernier survivant du maquis de Beaucoudray exterminé par les Allemands en juin 1944. Les résistants français ne sont-il pas dignes de l’hommage municipal ? Sans doute n’était-il pas dans l’intention de la municipalité de manquer de respect à M. Abdon, mais des considérations partisanes ont abouti à cette lamentable absence. Nous voulons en finir avec le sectarisme et le clivage politique !

Mettons aussi en valeur le patrimoine architectural de Carentan, son très riche passé, ses spécificités environnementales et culturelles. Apprenons à « vendre » notre ville et à retenir le touriste de passage. Nous avons un port très joli, établi dans un cadre remarquable, rendons lui l’intégralité de son pourtour, en supprimant l’emprise du camping sur le Haut-Dick. La mairie a renégocié un contrat avec les nouveaux gérants du camping ; que n’a-t-elle pas mis dans les clauses la restitution du Haut-Dick, cette partie étant désertée par les campeurs du fait de l’ombrage excessif ! Manque de vision !

L’office du tourisme a été déplacé – c’était une nécessité. Après avoir imaginé l’isoler sur le port, on l’a ouvert sous les arcades médiévales. Quelques semaines plus tard, la ville mettait en vente l’immeuble occupé par le secrétaire général de la mairie, juste en face la gare SNCF ! N’était-ce pas l’emplacement rêvé, sur le boulevard et si près de la gare ? C’est toujours le même procédé à Carentan, on fait au cas par cas, sans prendre de hauteur, sans recul et vision systémique.

- Pour la santé, il n’est question que du pôle de santé (qui ne peut accueillir davantage de médecins !). On parle « d’attirer » les médecins, comme on le fait avec les moineaux pour les prendre au piège avec des miettes de pain ! Il faudra plus que cela pour étoffer les services de santé à Carentan. C’est de la notoriété et de l’attractivité de la ville que dépendra la venue de médecins, de spécialistes, et de leur famille. Travaillons-y !

- Pour le commerce et l’animation, trois propositions seulement dont « Créer un marché du terroir nocturne l’été » : l’équipe en place l’a déjà tenté… un fiasco ! Faute de volonté et d’investissement dans la communication et l’animation, l’initiative a échoué. Si c’est avec la même recette autant laisser tomber ! Déjà 6 années pour relancer le commerce à Carentan, et quel bilan ! Arpentez la rue du château : toujours plus de pas de porte désaffectés. Les commerces du cœur de ville se maintiendront si la clientèle répond présente. C’est à la ville d’œuvrer à l’extension de cette clientèle en terme quantitatif et de revenus : un plan d’envergure doit être entrepris pour revitaliser et dynamiser le centre-ville, et pour accroître le marché local de consommation. Engageons-nous aussi à nous approvisionner auprès des entreprises locales pour les soutenir, elles créent nos emplois ou ceux de nos enfants, abondent nos recettes locales. Les petits ruisseaux font les grandes rivières. Est-il admissible qu’au dernier repas des aînés on préfère passer commande à une autre cidrerie que celle implantée dans le canton (trois emplois), qu’au dernier goûter des grands-mères on serve une brioche industrielle décongelée quand nos pâtissiers locaux en font de biens meilleures ? Nous vous laissons juge.

- Pour le social, un diagnostique a été fait – peu reluisant – et une commission a retenu trois actions (seulement !) : définir qui fait quoi (pour ne pas se marcher sur les pieds !), créer un mémento des structures (pour ne pas se marcher sur les pieds !), fonder une cellule d’urgence sociale (pour ne pas se marcher sur les pieds !). Peu ambitieux, non ? Du curatif surtout. Sans l’écarter, nous voulons concilier aide et insertion, travailler avec les professionnels à rétablir l’estime de soi. Un exemple : le jardin solidaire mis en place pendant la dernière mandature. Son objectif pour l’équipe en place : apprendre à des inactifs à jardiner pour produire leurs propres légumes ! Un jardin solidaire, nous l’appelons de nos vœux depuis longtemps mais dans un autre but ; celui de sortir les personnes en difficulté de l’isolement, de retrouver les joies mais aussi les contraintes d’une activité régulière, de participer à un projet collectif et valorisant, de A jusqu’à Z (la commercialisation d’une production reconnue de qualité). Voilà ce qu’est un jardin solidaire ; un tremplin vers le retour à la confiance individuelle, pas un camp de rééducation !

 

Les grands absents : Les circuits courts d’approvisionnement et la priorité accordée aux entreprises locales pour les marchés publics (c’est permis !), l’écodéveloppement, l’agriculture, la lutte contre l’envolée de la taxe d’ordures ménagères, la révision du plan de circulation, la mise à la place d’une autre communication, l’ouverture de permanences en mairie le samedi matin, l’organisation d’un véritable réseau de pistes cyclables, l’accessibilité aux handicapés, l’installation de mobilier urbain en des endroits judicieux, le lien entre les quartiers et avec les villages carentanais…

 

A ceux qui pensent qu’il n’y a pas de différences entre Carentan ensemble et Carentan… en avant !, démonstration vient d’être faite que c’est faux. Pascal Guilbert et ses colistiers ont fait leur…

- un objectif : Vivre mieux à Carentan en proposant aux habitants tous les services de qualité dont ils sont dignes.

- une politique : Le développement local durable en conciliant développement économique, sauvegarde de l’environnement et solidarité, en privilégiant les partenaires économiques locaux, créateurs de richesses et d’emplois.

- un levier : La notoriété et l’attractivité de Carentan ; l’avenir de Carentan, de ses entreprises et services passe par la valorisation de ses atouts géographiques et environnementaux, la présence d’équipements structurants de grande qualité et une communication ambitieuse.

- une philosophie : Le respect et la confiance car des échanges naissent la compréhension mutuelle des situations et la capacité à concilier besoin personnel et intérêt général.

 

A vous de choisir le dimanche 23 mars entre ces deux projets, en déterminant lequel est le plus cohérent pour notre communauté et le plus capable de relancer Carentan. Attention, il n’y aura qu’un seul tour de scrutin !  Ne laissez pas passer cette chance : Votez CARENTAN… EN AVANT !



HISTOIRE de municipales (8) : Le duel Jean-François Landry – Louis Kerfourn : deuxième et troisième sets gagnants pour le maire en place (1995, 2001)
17 mars, 2014, 19:58
Classé dans : Non classé

1995_0010En 1995, le clivage droite-gauche est plus marqué qu’aux élections municipales précédentes. Deux listes seulement s’affrontent. Louis Kerfourn présente une liste de gauche réunissant vingt socialistes, sept communistes et deux écologistes (Louis Kerfourn, Christiane Gendrau, Gabriel Billy, Hervé Houel, Gaston Richard, Denis Tardiveau, Pascal Guilbert, Jérôme Lepoittevin-les-Vallées, Chatal Adam, André Baril, Jean-Michel Coue, Pierre Gendreau, Maurence Fifre, Frédéric Dujardin, Brigitte Legastelois, Gaston Marie, Jocelyne André, Philippe Poulain, Claude robert, René Dubois, Daniel Planchais, Sébastien Le Goubin, Hubert de Pierrepont, Marie-Thérèse Bicorne, Alain Lesoimier, Maurice Cesar, Brigitte Thiébot, Roger Girault, Marcelle Congard). A son programme : emploi, environnement, dialogue.

Jean-François Landry avec « Carentan pour tous » appelle à voter pour une équipe d’hommes et de femmes engagés dans la vie de la commune « pour continuer à gérer efficacement l’essor économique et social de Carentan et bien placer notre ville à l’horizon 2000 ». Fort de son bilan (ouverture du lycée Sivard de Beaulieu et d’une section BTS, réalisation de la cuisine centrale, création d’une 4ème zone industrielle, installation de la nouvelle unité de production Dupont-d’Isigny, création du relais Assitantes Maternelles, rénovation du centre-ville et du lavoir des Fontaines, construction d’une station d’épuration et de 120 logements neufs), et soutenue par la liste le conseiller sortant et conseiller général André Lemaître, « Carentan pour tous » est nettement réélu le 11 juin 1995, avec près de 60 % des suffrages (58,91 %). La participation de seulement 62,62 % révélait la modestie de la campagne.

Jean-François Landry est élu pour la quatrième fois maire de Carentan au conseil municipal suivant. Il est entouré de sept adjoints, dont un nouveau, Jean-Pierre Lhonneur, premier adjoint (les autres étant Louis Regnault, Guyslaine Crépin, Edouard Pimond, Christian Suarez, Georges Lemarchand, Jean Guédin). Denis Tardiveau, du haut de ses 24 ans, accompagnait Louis Kerfourn, Christiane Gendreau, Gabriel Billy, Hervé Houel, Gaston Richard pour siéger à la mairie mais sur les bancs de l’opposition.

2001_0007Six ans plus tard, en 2001, le scénario se répète, dans un contexte économique et social plus dégradé (dès décembre 1994, la fermeture de l’usine Gloria avait provoqué 160 pertes d’emplois). Dénonçant l’étendue de la dette et les « erreurs » de gestion du maire (achat d’un site Gloria qui avait été vendu pour le franc symbolique à Bricquebec, manque à gagner de 6 000 000 de francs du fait de la non adhésion aux Communautés de communes), Louis Kerfourn espère convaincre les électeurs de la nécessité d’une alternance, mais annonce une liste « apolitique ». D’où la non candidature des représentants du parti communiste élus au conseil municipal en 1995, Gabriel Billy et Denis Tardiveau. Ces derniers estimant que « les choses devaient être claires, lisibles pour les électeurs » et que l’électorat de gauche carentanais étant en constante augmentation depuis 1989, il fallait le solliciter franchement.

Fier du niveau d’équipement industriel et scolaire atteint, défenseur du maintien d’un service d’urgences, annonçant de futures réalisations (gare, gendarmerie, bibliothèque, piscine, quatrième zone industrielle…), Jean-François Landry, élu conseiller général en 1998, se présente à sa succession, précisant que ce cinquième mandat serait son dernier. A ses côtés, au sein de la liste « Carentan pour tous », quatorze femmes et quatorze femmes, première application de la règle de parité oblige : Françoise Alexandre, Nicole Bacquié, Françoise Buiron, Jean Couppey, Guyslaine Crépin, Fadia Drent, Nancy Fourault, Maryvonne Fossey, Nathalie Goubin, Xavier Grawitz, Pascalle Lacelle, Michel Lahougue, Nicole Legastelois, Louis Lelandais, Jean-Pierre Lemenil, Claude Lerosier, Christian Leroy, Jacqueline Lesage, Jean-Pierre Lhonneur, Michel Loquet, Liliane Maloisel, Raymond Martin, Alain Meunier, Eugénie Moisset, Benoît Poicheval, Louis Regnault, Christian Suarez, Françoise Thomain.

2001_oasisLes tracts des uns critiquent les erreurs commises lors du départ de Gloria, des dépenses inconsidérées, l’impossibilité de communiquer au sein du conseil, la culture négligée et réclament l’intercommunalité, une piscine couverte, le développement du CCAS, une maison des Jeunes et de la Culture, l’amélioration du théâtre, ceux des autres listent les entreprises nouvellement implantées et s’amusent de l’idée formulée par Louis Kerfourn en 1998 de mettre la place de la République sous bulle. « Qui perd la bulle ? » raillent-ils. Des candidats pugnaces qui cherchent à prendre les électeurs à témoin des misères que leur font leurs adversaires. La liste de gauche appelle les électeurs à tourner la page et parodie le spot publicitaire d’une boisson d’alors : « Oasis oasis ah ! oasis oasis ho ! Secouez-vous secouez-vous ». Jusqu’aux « chasseurs en colère » – pilotés dans doute –  de s’en mêler, en distribuant au dernier moment un tract avertissant : « les écolos sont sur la liste à Kerfourn » ! En dépit de ce haut niveau d’argumentation, seuls 65 % des inscrits se déplacent pour départager les duellistes, le 11 mars, seul tour du scrutin.

La liste « Ensemble pour Carentan, tournons la page » (Louis Kerfourn, Christiane Gendreau, Pascal Guilbert, Brigitte Legastelois, Gaston Richard, Brigitte Thiebot, Claude Violette, Martine Guillochon, Hervé Houel, Laura Roux, Jean-François Gilles, Monique Blot, Vincent Maunoury, Nathalie Maza, Jean-Pierre Lalleman, Chantal Lozouet, Bernard Lavarde, Laurence Delange, Jean-Louis Piens, Michèle Gendreau, Dany Suret, Agnès Gorget, Claude Guillemette, Nelly Campion, Jean-Michel Coue, Isabelle Diepois, Constant Vassal, Christel Beaumer, Sébastien Legoubin) n’obtient que 38 % des suffrages et cinq sièges au conseil municipal contre six précédemment.

Le 18 mars, Jean-François Landry est réélu maire de Carentan. Un huitième poste d’adjoint pour être « mieux représenté dans les instances du nord Cotentin » est créé. Louis Regnault,  Guyslaine Crespin, Jean-Pierre Lhonneur, Christian Suarez, Eugénie Moissey, Xavier Grawitz, Claude Lerosier et Alain Meunier secondent le maire. Louis Kerfourn jette l’éponge, et présente sa démission de conseiller municipal, permettant à Brigitte Thiébot de s’asseoir autour de la table.

Olivier Jouault



CARENTAN…EN AVANT ! LE PROGRAMME en 13 thèmes
17 mars, 2014, 8:45
Classé dans : Municipales 2014

panoramiqueCe programme est constitué d’une liste de projets d’action et d’investissements pour l’ensemble de la mandature. C’est un programme d’engagement pour 6 ans pour que Carentan aille de l’avant.

 1… pour le développement de Carentan,

Fort de sa position privilégiée sur le réseau de communication régional et de son environnement original, Carentan doit développer son attractivité, en accueillant des entreprises mais aussi des ménages disposant d’un pouvoir d’achat en mesure de soutenir l’économie dite résidentielle. A l’échelle de la Basse-Normandie, cette économie assure 54 % des emplois. Aujourd’hui, la proximité est au cœur de l’activité.

  • Attirer de nouveaux habitants en créant des possibilités d’accession à la propriété et en mettant en œuvre une véritable politique de réhabilitation des logements en centre-ville.
  • Développer l’économie dite résidentielle autour des commerces et services, grâce à l’installation d’une population à meilleur pouvoir d’achat dont il faudra satisfaire les besoins (développer un véritable éco-quartier, encourager l’élargissement du marché local de consommation).
  • Encourager le développement de l’économie touristique.
  • Valoriser, promouvoir, la dimension agri-alimentaire des activités artisanales et industrielles de Carentan.
  • Envisager un développement homogène de Carentan y compris dans les quartiers et les villages.
  • Créer un centre d’hébergement pour les saisonniers, les apprentis et les stagiaires.
  • Instaurer une communication ambitieuse vers l’extérieur.

 

2… pour l’emploi,

Le développement économique est une compétence intercommunale. En partenariat avec la Communauté de Communes nous proposons :

  • Favoriser l’implantation de nouvelles entreprises (abattoir, Maîtres laitiers).
  • Défendre les emplois existants.
  • Encourager, attirer et favoriser l’économie sociale et solidaire.
  • Mettre les entreprises en relation avec les demandeurs d’emplois en créant « une semaine de l’emploi » (temps fort du recrutement) et favoriser le lien entre les entreprises et la collectivité.
  • Créer un groupement d’employeurs pour mutualiser l’emploi dans l’artisanat et les commerces locaux.
  • Donner priorité aux entreprises locales pour les commandes et les marchés publics passés par la municipalité et développer les circuits courts d’approvisionnement.

 

3… pour vivre mieux à Carentan,

Améliorer le quotidien de l’ensemble de la population doit être notre souci principal. L’écoute, la proximité, le bon sens, la prise en compte de l’intérêt général, le respect de la loi et des règlements sont des principes qui doivent permettre d’y parvenir.

  • Revoir le plan de circulation et de stationnement dans la ville.
  • Créer une commission « sécurité deux-roues » qui sera consultée lors des projets d’aménagement urbain et péri-urbain.
  •  Mettre la ville en conformité avec les prérogatives de la loi sur le handicap favorisant notamment l’accès aux bâtiments publics pour les personnes handicapées.
  • Rendre à la Mairie son rôle de proximité auprès des Carentanais.
  • Organiser une permanence des élus le samedi matin.
  • Apporter une vraie réponse aux doléances des Carentanais.
  • Mettre en place une meilleure diffusion des informations pour faciliter la vie quotidienne des Carentanais (bulletin municipal plus fréquent, lettre d’infos mensuelle, site internet attractif et mis à jour régulièrement…)
  • Défendre la tranquillité des Carentanais en lien étroit avec la police municipale et la gendarmerie.
  • Renforcer la collaboration avec les services publics dans le cadre du Comité Local de Sécurité et de Prévention de la Délinquance.
  • Installer des bornes de rechargement pour les véhicules électriques.
  • Développer l’esprit civique dans la communauté (cérémonie de remise des cartes électorales aux jeunes ou nouveaux arrivants).
  • Associer davantage les citoyens aux cérémonies républicaines ou commémoratives (organiser un pique-nique républicain, restaurer le monument aux morts en rendant à la Victoire l’aile tombée).
  • Concevoir un espace abrité permettant aux jeunes et aux familles de pique-niquer en proximité du port.
  • Installer davantage de mobilier urbain en des endroits judicieux.
  • Rétablir le lien entre les quartiers et avec les villages carentanais.

 

4… pour réaliser des économies et défendre le pouvoir d’achat,

Les petits ruisseaux font les grandes rivières selon l’adage bien connu. Il n’y a pas de petites économies, ni pour la ville ni pour les ménages carentanais.

  • Baisser la part communale des impôts pour rendre du pouvoir d’achat aux Carentanais.
  • Revoir la collecte et le traitement des ordures ménagères pour ne pas faire payer aux Carentanais les coûts du Point-Fort (prévision d’augmentation de 10 à 15 % de la facture annuelle pour 2014).
  • Mettre en place une véritable politique d’économie d’énergie : source d’emploi et de pouvoir d’achat retrouvé.
  • Diminuer l’enveloppe globale des indemnités des élus.

 

5… pour le quotidien de nos enfants,

Bien que de plus en plus minoritaires, les jeunes ont droit à un traitement particulier et doivent faire l’objet de toute l’attention de la communauté. De leur épanouissement dépend leur avenir et celui de leurs familles.

  • Pour les tous petits, soutenir et encourager le projet de création de Maison des Assistantes Maternelles.
  • Suite à la mise en place de la réforme des rythmes scolaires aménager les activités périscolaires en concertation avec les enseignants, les parents et les associations.
  •  Organiser un aménagement du temps scolaire dans l’intérêt de l’enfant.
  •  Déplacer le skatepark et offrir un véritable espace ouvert aux sports de glisse.
  •  Intégrer des jeunes dans la commission jeunesse.
  •  Accompagner les jeunes dans leurs projets en soutenant leurs initiatives par l’attribution de « bourses aux projets ».
  •  Mettre en place un « coup de pouce permis de conduire » pour les jeunes Carentanais.

 

6… pour défendre le commerce local,

Il est urgent d’appliquer un plan de redynamisation des commerces du centre-ville. Le soutien municipal doit être multiforme (achats locaux, démarchage, animation, communication, aides à l’installation…)

  •  Redynamiser le centre-ville avec l’objectif d’en faire un vrai « centre commercial ».
  • Créer autour de la Rue du Château et de la Place de la République un projet d’animation global (marché estival du terroir, marché de Noël, relancer la fête de la Saint-Clair…)
  •  Créer un «chéquier d’achats locaux» pour les ménages carentanais.

 

7… pour le Tourisme,

Il est incompréhensible que Carentan la médiévale n’ait pas une notoriété plus grande. Ville d’histoire, Carentan dispose aussi d’atouts naturels et paysagers remarquables qu’il faut entretenir et valoriser.

  • Promouvoir le patrimoine de Carentan, « capitale » des Marais et étendre l’offre touristique.
  • Créer un gîte d’étape pour les randonneurs.
  • Organiser un salon du cheval, de la nature, de la chasse et de la pêche à Carentan qui mettra en avant les atouts environnementaux de notre territoire.
  • Rétablir l’entière et libre circulation autour du port en supprimant l’emprise du camping sur le Haut Dyck.
  • Aider au remplissage du camping par l’attribution de tarifs réduits aux équipements municipaux.
  • Soutenir l’organisation d’événements  festifs ou culturels d’envergure régionale.
  • Œuvrer à la découverte du passé de notre cité et créer des moyens de diffusion de ce savoir (expositions permanentes ou temporaires, centre d’interprétation, visites patrimoniales).

 

8… pour le Sport,

Favoriser la pratique régulière de sports par leur promotion et grâce à des installations performantes et entretenues.

  • Mettre en place un PASS-SPORT pour les jeunes Carentanais (possibilité pour un enfant habitant Carentan de découvrir 3 sports au cours de l’année scolaire selon un engagement trimestriel, moyennant un coût n’excédant pas 10 €).
  • Créer une piste d’athlétisme synthétique, un éclairage aux normes et de nouveaux cours de tennis (plan quinquennal d’investissement).
  • Mettre en valeur la ville par l’organisation d’événements à retentissement départemental,  régional,  national voire international.
  • Mener une politique d’entretien des équipements existants.

 

9… pour développer l’offre culturelle,

Avoir une véritable ambition culturelle pour notre territoire. La culture est un facteur primordial de l’épanouissement personnel et du renforcement du lien social ; c’est aussi souvent ce qui fait la notoriété d’une ville, engageant des ménages à venir s’y établir.

  • Organiser une saison culturelle reconnue avec des spectacles fréquents et d’envergure régionale accessible grâce à une formule d’abonnement.
  • Construire un centre culturel, espace d’échanges, autour d’une nouvelle médiathèque afin d’apporter aux habitants les outils modernes d’épanouissement, mais aussi de séduire les candidats à l’installation sur notre territoire, particuliers et professionnels, participant, avec d’autres équipements culturels, scolaires et sportifs, au redressement démographique et économique de notre ville.
  • Mettre les loisirs à la portée de tous, en créant des lieux adaptés et conviviaux.
  • Proposer des tarifs adaptés et un service d’abonnement aux spectacles.
  • Accueillir au théâtre des artistes « en résidence ».
  • Moderniser l’équipement du théâtre et de la salle des Fêtes.

 

10… pour les Associations,

Les associations sont la sève de la communauté carentanaise, il faut faciliter au maximum leur fonctionnement et n’en rejeter aucune.

  • Développer le forum des associations en accentuant l’aspect convivial de la journée et permettre aux associations d’effectuer diverses présentations d’activités et démonstrations.
  • Créer une Maison des Associations ayant pour but de permettre aux associations de mutualiser les moyens en termes d’administration, de comptabilité et d’assistance juridique. Elle aura également pour vocation de permettre aux associations de trouver un matériel informatique mis à disposition mais également des bureaux permettant la tenue de permanences régulières, de salle d’activité et de salles de réunion.
  • Pour répondre à une forte demande des associations carentanaises, il est nécessaire d’envisager la construction ou l’aménagement d’une nouvelle salle polyvalente qui permettra une utilisation régulière et notamment l’organisation de lotos (source de revenus pour les associations).

 

11… pour la santé des Carentanais,

Parce qu’il est inconcevable qu’il soit plus facile à Carentan de soigner son chien que ses enfants, il est urgent de lutter contre la désertification médicale qui nous menace.  Le maintien et l’accueil de généralistes et de spécialistes passe par une campagne de recrutement qui doit s’appuyer sur les attraits de Carentan qui seront développés.

  • Mener une véritable politique incitative de recrutement de professionnels de la santé en utilisant toutes les politiques à notre disposition. Nous ferons de l’installation de nouveaux médecins une priorité absolue.
  • Développer une politique d’accompagnement des personnes âgées ou à mobilité réduite pour faciliter l’accès aux soins.
  • Encourager la formation aux gestes de premiers secours.

 

12… pour l’écodéveloppement,

Vivre mieux c’est aussi vivre plus en accord avec notre environnement, veiller à sa sauvegarde et à la préservation des ressources. La ville de Carentan doit tout à fait intégrer cette priorité et adopter une démarche allant constamment dans le sens d’un développement local durable, parce que souci environnemental et développement économique ne sont pas antinomiques, bien au contraire.

  • Privilégier les circuits courts d’approvisionnement (instauration d’un partenariat dans ce domaine pour la restauration collective). Rejoindre le réseau « agri-local » mis en place par le Conseil Général de la Manche pour encourager les achats de proximité.
  • Remplacer progressivement le parc équipement et automobile par des solutions propres et peu consommatrices d’énergie.
  • Réaliser un bilan carbone et instaurer une politique de plantation d’arbres.
  • Privilégier les achats publics éco-responsables.
  • Encourager davantage le tri sélectif des ordures ménagères.
  • Penser également agriculture et développement agricole lors des projets industriels et urbains.
  • Développer un véritable éco-quartier.
  • Établir un réseau cohérent de pistes cyclables et de chemin de randonnée sur l’ensemble de notre territoire.

 

13… pour les plus défavorisés,

La solidarité doit être au cœur des préoccupations des élus, et plus largement de la communauté carentanaise. Parce que la misère et l’exclusion existent, il faut les regarder en face et combattre ses effets, ensemble.

  • Renforcer les liens entre la Mairie, les associations caritatives et les services publics (notamment ceux du Conseil Général)
  • Moderniser le CCAS avec du personnel formé à l’évaluation, l’écoute et l’entretien.
  • Repenser l’Aide aux Devoirs en y associant les parents.
  • Redonner au jardin solidaire toute sa valeur et ses objectifs initiaux.


On vous le porte à domicile…
15 mars, 2014, 8:38
Classé dans : Municipales 2014

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